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Nolwenn Leroy, the world is stone : elle est de retour !

Par Blogmaster dans : Nolwenn Leroy, le 25 avril 2009

Après avoir largement passé en revue les différentes prestations des invités de l’émission spéciale Starmania du 24 avril 2009,comme promis, voici un petit focus sur la performance de Nolwenn Leroy sur le titre “The world is stone” (version anglaise de “Le monde est stone) interprété par Cyndi Lauper en 1992 avec, en prime, la vidéo de ce beau moment.

Les gens qui suivent Nolwenn Leroy savent qu’à la faveur d’une année d’études passées aux Etats-Unis, cette dernière est devenue totalement bilingue et c’est apparement grâce à cela que France Gall a décidé qu’elle chanterait la version anglaise et non la version originale. Grand bien lui a prit !

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cette dernière reprenait un titre interprété auparavant par Cyndi Lauper; durant sa dernière tournée, elle s’était déjà approprié avec brio le célèbre “Time after time” de la chanteuse américaine et ne partait donc en terrain totalement inconnu sur le plateau de France 2.

Après un rapide discours d’introduction de la part de France Gall, Nolwenn nous a prouvé que, malgré une longue absence dûe à l’enregistrement de son troisième album, sa voix est toujours aussi pure, avec à la clef, des nuances de plus en plus précises et une intensité toujours au rendez-vous lorsqu’il faut “tenir la note”. On peut l’affirmer sans trop de retenue, Nolwenn s’est une nouvelle fois hissée au niveau de Cyndi Lauper.

Comme expliqué dans l’article précédent, la prestation est en fait une sorte de clip directement filmé sur le plateau… et le moins que l’on puisse dire, c’est que le charme de la belle opère toujours. Dans un décor minimaliste, uniquement vêtue d’une robe blanche légère (qui aura sans doute fait penser au clip d’Inévitablement pour les fans de la première heure), Nolwenn évolue à pieds nus et joue avec la caméra. Le tout est magnifiquement filmé par l’équipe de France 2 qui n’en demandait pas tant.

Au final, nul besoin d’un décor riche ou de danseurs/figurants pour compléter le tableau comme durant les autres clips de l’émission, la seule présence de Nolwenn suffit à faire vivre la chanson et son charisme naturel irradie l’écran. Au lieu d’user d’une énumération fastidieuse de superlatifs pour qualifier le rendu final, je vous propose plutôt de regarder la vidéo :

Cette nouvelle performance de qualité saura donc combler les amateurs qui attendent impatiemment la sortie du prochain album qui, rappelons-le, sera en partie en anglais… Les dernières rumeurs l’annoncent mystérieusement en Mai sans qu’aucun communiqué officiel ne les confirme mais on sait à présent que Nolwenn est “sortie du studio”… Wait & see !

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Emission spéciale Starmania du 24 avril 2009

Par Blogmaster dans : Musique-Concerts, le

Comme promis, Purple World revit ce soir à l’occasion de l’émission spéciale organisée par France Gall afin de fêter comme il se doit les 30 ans du légendaire Opéra Rock : Starmania. Inutile de présenter l’oeuvre de Michel Berger et de Luc Plamondon qui est et restera un incontournable du paysage musical francophone.

Le réservoir de tubes que représente Starmania permettait de toute évidence d’obtenir une émission pleine et consistante… encore fallait-il trouver les artistes adéquats pour l’interprétation des chansons, d’autant plus que pour certaines d’entre elles, la tâche s’annonçait ardue. France Gall a opté pour un panel d’artistes plutôt hétérogène composé de “petits nouveaux” (Grégoire, Pauline, Amandine, la troupe de Mozart), de “confirmés” (Jenifer, Christophe Willem, Julien Doré, Amel Bent) et d’anciens de la troupe comme Maurane, Peter Kingsbury, Diane Dufresne ou Renaud Hantson. Les “mélomanes” ont d’ailleurs grincé des dents à l’annonce de la participation des deux premières catégories… jugées indignes de se produire sur ce monument musical… Je pense sincèrement qu’après cette soirée, des excuses seront de rigueur mais passons… Vos yeux aguerris auront sans doute remarqué que je n’ai pas encore parlé de Nolwenn Leroy, également présente à cette émission; même si le clavier me démange, sa performance sur “The world is stone” fera l’objet d’un autre article (personnel s’il vous plait), une fois celui-ci terminé.

Avant de commencer un rapide tour d’horizon des performances de chacun, on doit d’abord souligner l’idée intéressante d’opter pour des enregistrements studio des artistes, couplés à ce qui s’apparente fortement à des clips filmés sur le plateau au lieu d’habituelles prestations en live devant un public. Même si la magie du rapport entre l’artiste et le public est sérieusement mise à mal, on obtient néanmoins des vidéos très esthétiques et plaisantes à regarder avec un son de qualité…n’oublions pas également l’avantage certain de se mettre à l’abri d’éventuels fiascos liés au direct; ce qui aurait quand même fait désordre durant ce bel hommage.

EDIT : N’ayant pas pu suivre l’intégralité de l’émission, certains passages ne seront hélas pas commenté sur ce blog, notamment celui de Diane Dufresne qui semble pourtant avoir été magnifique. Je m’excuse donc pour le caractère incomplet de l’article.

La première prestation est celle de Christophe Willem sur “Monopolis“; une fois de plus, la “tortue” comme on l’appelle, a démontré qu’il était bel et bien la meilleure chose qui soit arrivée aux émissions musicales de M6; il a une nouvelle fois fait étalage de son aisance vocale, notamment dans les aigües, devenue sa véritable marque de fabrique.
Amel Bent quant à elle, nous a fait du Amel Bent… le seul problème étant que la chanson “La complainte de la serveuse automate” ne s’y prêtait pas vraiment. On a donc assisté à une version parfois “soupirée” par la voix étouffée de la chanteuse au poing levé. Et pour le peu que votre semaine de travail au bureau vous ait fatigué; il y avait vraiment de quoi roupiller à la fin de la chanson… sans doute l’un des (petits) flops de l’émission selon moi.

L”ovni” de la soirée venait sans aucun doute de la fantasque Catherine Ringer et de ses mimiques. Starmania comporte évidemment des personnages hauts en couleurs justifiant certaines facéties sur scène, mais ce n’était surement pas la chanson “Ziggy” qui s’y prêtait le plus. Au final, on obtient une interprétation surjouée et parfois énervante d’un titre reposant surtout sur l’émotion.
Une des bonnes surprises venait alors de Jenifer qu’on ne croyait plus trop capable d’explorer de nouveaux horizons musicaux. Le choix de la chanson “Travesti” avait donc de quoi surprendre. La jeune niçoise apparaît donc sur scène en “bad girl”, cigarette à la bouche et vêtements provocants, elle fait preuve de beaucoup d’énergie pour un résultat final plutôt surprenant. On regrettera toutefois que ses capacités vocales définitivement limitées dans les passages où il faut pousser la voix; la fin de la chanson était donc trop “hurlée” à mon goût et parfois même quasiment inaudible. Mention bien pour Jenifer qui s’en tire plus honorablement alors qu’on ne donnait pas cher de sa peau… petit commentaire totalement masculin (mais assumé) : le décolleté de la jeune fille aura grandement contribué à rendre le moment sympathique… mais je m’égare.

Petit passage en revue des jeunots : Grégoire et Pauline interprétaient respectivement “Banlieue nord” et “Besoin d’amour“. Le constat est sensiblement le même pour les deux artistes : une prestation réussie… mais sans plus ! Il est vrai que l’ère du temps n’est pas vraiment à l’éclosion de chanteurs à voix et c’est d’autant plus criant lorsqu’ils doivent s’essayer aux titres de Starmania qui ne pardonnent pas les insuffisances dans ce domaine.

J’attendais tout particulièrement de voir comment la troupe de “Mozart l’opéra rock” dont j’ai déjà fait l’éloge sur ce blog, allait s’approprier la chanson “Quand on arrive en ville” qui, pour le coup, était vraiment taillée pour eux. Le résultat est plutôt satisfaisant et crédible; ce qui est rassurant pour leur tournée qui débutera en Septembre.

Que serait une soirée Starmania sans l’incontournable “Blues du businessman” ? On attendait un chanteur à voix, capable de tenir la note comme le faisait Claude Dubois. France Gall a  pris tout le monde de court en choisissant le ténébreux Julien Doré, pourtant bien loin d’un tel profil. On connait l’habitude du jeune homme à s’approprier les chansons en les interprétant parfois plusieurs tons en dessous de l’original et en adoptant une énergie minimale. Le blues du businessman, aussi monumental soit-il, n’a pas échappé à la règle et a été transformé à la sauce Doré. Alors certes, le résultat plaira sans doute une nouvelle fois à la majorité des téléspectateurs… mais le rendu final était tellement prévisible qu’on en viendra presque à se demander si notre cher Julien ne commencerait pas tout simplement à s’enfermer dans son propre univers et à en devenir prisonnier. Car sans l’effet de surprise du “Moi Lolita” qui a jadis lancé la mode; on finit quand même par s’ennuyer ferme.

Pour clôturer cette analyse; on parlera rapidement de ceux qui n’ont plus rien à prouver et qui ont été une nouvelle fois fidèles à eux mêmes ce soir, en interprétant “leurs chansons” pour notre plus grand bonheur toujours intact. Ainsi; Maurane, Peter Kingsbury et Renaud Hantson ont une nouvelle fois brillé et fait honneur à leur immense carrière marquée par le sceau de Starmania.

Voici qui conclut l’analyse de cette belle soirée; France Gall aura réussi à faire revivre un mythe l’espace de quelques heures grâce à des choix payants pour la plupart et au final, très peu d’erreurs de casting… voilà une dame qui connait la musique.

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